1870
La guerre vient assombrir la grande période de l’Orphelinat. PARIS est assiégé et les Allemands accaparent les ressources du pays. Grâce à des donateurs généreux, les 250 enfants peuvent subsister au prix de lourds sacrifices. Les Allemands eux-mêmes étaient touchés par le spectacle de ces jeunes recueillis et nourris avec tant de difficultés.
La guerre finie, il faut faire face aux échéances accumulées.
1872
Grâce à la famille Lévis-Mirepoix, création d’une annexe de la Fondation à Notre Dame de la Roche au MESNIL SAINT DENIS, où les enfants d’ÉLANCOURT âgés de 12 à 15 ans, peuvent être accueillis pour recevoir une formation de jardinier. Les produits de leurs cultures permettent d’améliorer l’ordinaire des orphelins.
1876
Gravement malade Sœur Gabrielle meurt après deux ans de souffrances. L’Abbé MÉQUIGNON poursuit seul son oeuvre. Fidèle à son engagement personnel, il refuse tous les honneurs.
1890 (28 décembre)
Après avoir fêté Noël chichement avec les enfants, le Fondateur de l’Orphelinat s’éteint à son tour.
1891-1930
L’Orphelinat connaît ensuite des années difficiles sous la direction des Abbés IRÉNEÉ et Michel BON. Puis ce dernier et l’Abbé ROBERT, qui le rejoint ensuite, travaillent à donner à l’Orphelinat un statut d’oeuvre de formation et d’éducation religieuse.
A la suite de la publication de la loi scolaire de 1904 relative à la fermeture des écoles congréganistes d’autres difficultés surgissent.
Cela n’empêche pas, en 1909, de fêter avec éclat le cinquantenaire de l’Orphelinat en présence des prêtres, des religieuses, des bienfaiteurs, des anciens, des autorités religieuses et des habitants du pays.
En 1914, l’Administration invite le Directeur à fermer toutes les classes tenues par les sœurs de la charité. Le problème n’est pas simple car que faire des 300 enfants, l’école laïque ne pouvant en absorber qu’une cinquantaine.
La déclaration de guerre en Août 1914 suspend l’application des décrets de fermeture et résout la question.
Pendant la guerre de 14-18, il faut à nouveau faire des prodiges pour nourrir les enfants. L’Abbé ROBERT mobilisé à l’Hôpital militaire de Versailles, vient chaque soir à bicyclette chargé de vivres pour améliorer l’ordinaire.
Après la guerre, le décès de la Supérieure qui détenait le titre de Directrice des classes, remet en question la suppression de l’école.
Un instituteur en retraite, M. BRAYER, bienfaiteur de l’oeuvre, est agréé en tant que Directeur légal des classes grâce à une intervention auprès de M. MILLERAND, Président de la République.
1930
La mort de M. BRAYER ouvre à nouveau la crise scolaire, mais avec l’aide du Président du Conseil Général, l’Abbé ROBERT, grâce à son titre de bachelier, obtient l’accord de l’Inspection Académique pour ouvrir à ELANCOURT une classe d’école d’études primaires.
1935
Epuisé par les luttes qui ont duré 20 ans, l’Abbé Michel BON s’éteint le 3 Février.
Son adjoint, l’Abbé ROBERT, prend alors la Direction et un problème l’attend déjà : la vétusté des bâtiments. Ceux-ci menacent de s’écrouler. Sans un sou en réserve la situation de l’Orphelinat est angoissante.
Fort heureusement, un notaire parisien informe à ce moment l’Abbé ROBERT qu’une bienfaitrice, Mme LEMOINE, vient de laisser un legs de 1 million de francs. Ceci permet de reconstruire l’aile droite du bâtiment, mais cela ne suffit pas et un autre bienfaiteur, M. GUERLAIN, fut assez généreux pour permettre de terminer l’aile droite puis de reconstruire l’aile gauche.
La fondation en date : 1939 - 1967